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L'éducation est la véritable action dont l’Afrique a besoin prioritairement. Elle n'est pas seulement un préalable au développement mais plus encore, elle est la seule voie qui mène les peuples à la tolérance, la paix, et l’amour. Éduquer un enfant c’est aussi le bénir, lui apprendre à aimer et le faire grandir humainement et dignement dans sa communauté. Ce faisant, pour aider l'Afrique à se relever, nous devrons nous concentrer essentiellement à la promotion de l'enseignement de base avant tout.

Le Forum mondial sur l'éducation, qui s'est tenu à Dakar (Sénégal) en avril 2000, fut le premier et le plus important évènement en matière d'éducation à l'aube du nouveau siècle. En adoptant le Cadre d'action de Dakar, les 1200 participants au Forum ont réaffirmé leur engagement d’offrir des voies et moyens à tous les enfants du monde pour qu’ils obtiennent une éducation convenable dans leurs pays d’ici à l’an 2015. Ce noble engagement puise ses sources dans le mouvement de 1990 baptisé Éducation Pour Tous (EPT). Par ailleurs, nos panélistes ont confié unanimement à l'UNESCO, à la fois, le rôle de coordination générale entre les différents partenaires au plan international, et la mission d'entretenir la dynamique engagée au niveau mondial.

L’éducation est fondamentale au développement de l’individualité de chaque personne vivant sur cette terre. Car elle ne sert pas seulement à apprendre les individus à lire et à écrire mais aussi à former leur esprit et à développer leurs aptitudes intellectuelles de même que leur sens moral. Il est aussi fondamental en éducation de base d’apprendre, aux jeunes enfants, les bonnes applications inhérentes à la citoyenneté et les bonnes conduites établies dans une société humaine.

L’éducation publique est un droit à tous les humains où qu’ils soient. Puisque sa fonction première est l’enseignement des connaissances qui permettent, à un individu, d’échapper à une situation de dépendance point. Elle représente cependant la source et le moteur de développement d’un peuple. Elle est sensée combattre pertinemment l’ignorance, l’intolérance, le fanatisme... Ce faisant, elle sert à exalter l’unité nationale, le respect des uns et des autres et enfin assurer le bien-être social.

Dans une société, le système de l’éducation est un fondement vital. Car ce que l’école, comme étant une tutelle administrative, peut prendre en charge et en priorité, aucune autre institution sociale ne peut l’assumer légitimement et adéquatement.

Manifestement, c’est le seul domaine qui permet l’organisation sociale, économique et politique d’une nation-culture. Par conséquent, l’école devrait être formellement une institution démocratique supervisée par l’État, notamment en Afrique centrale (le Tchad) où deux grandes cultures et plusieurs sous-cultures coexistent, dans le but de procurer décemment et intelligemment un enseignement adapté aux enfants de la nation.

L’éducation nationale doit relever, toujours, du domaine de l'État et de ses politiques publiques parce qu'elle est une réalité sociopolitique avec des objectifs communs, explicitement, définis au sein d’une nation. Le système de l’éducation serait  un agent de prévention, de transformation sociale, et du changement. Car il a une fonction fondamentale dans le développement de la structure sociale, économique, politique et culturelle d’un État.

Toutefois, de part de leurs institutionnalisations, les politiques éducatives en Afrique plus particulièrement au Tchad, n'ont jamais été inscrites dans un agenda sérieux et régulier des gouvernements. Cette lacune engendre la démotivation des acteurs du secteur de l'éducation qui, à son tour, étouffe la concrétisation des actions progressistes devant conduire à des nouvelles perspectives. Cela dit, seule l'éducation qui détermine, en fin de compte, les grandes orientations de la société. Visiblement ce n’est pas le cas au cœur de l'Afrique où le système de l’éducation nationale s’avère tout simplement dysfonctionnel.

Aujourd’hui au Tchad, l'école semble élitiste, le nombre des enfants qui abandonnent l’école augmente, année après année, sans tenir compte de taux d’échec qui pourrait être éventuellement l'élément déclencheur du premier phénomène. Cependant, malgré les différentes observations et interrogations élaborées par les gouvernements, les taux d’échec et de décrochage scolaires sont en chute libre. Le peuple en est-t-il conscient ?

Pourquoi cette épreuve périlleuse persiste-t-elle dans le système de l'éducation nationale du Tchad ?

 

Compte tenu les circonstances et tout en considérant la chronicité de ce malheureux événement qui perpétue dans le système de l’éducation nationale, aujourd'hui à l’aube du nouveau millénaire, les organisations concernées ainsi que tous les acteurs de l'éducation appellent méthodiquement à l’aide pour circonscrire ce drame. À l’affût d’une panacée définitive, les responsables de la région et leurs partenaires internationaux sont en réflexion permanente  dans le but de remédier à cette crise endémique.

 

C’est dans cette otique que nous croyons pouvoir apporter des solutions qui sont, pour le moment, encore théoriques. Par ailleurs, elles sont basées sur une philosophie qui a très bien fonctionné et fonctionne encore dans le cadre des projets pilotes dans certains États en Afrique.